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Un coq prétentieux, agité de la crête,

Veut imposer ses vues au sein de la basse cour.

Surprise , mais nonchalante, la volaille n'est pas prête,

A se garder des pièges de l'habile discours.

 

Perché sur un podium de paille et de purin,

Notre gallinacé cocorise sans pareil :

"On me doit allégeance, puisque chaque matin,

C'est moi, qui par mon chant, fait lever le soleil

 

"Balivernes" dit la poule, un tantinet furieuse,

"Dans tes propositions il n'y a rien de neuf.

C'est moi le renouveau, c'est moi la laborieuse,

Et je te le démontre par la preuve par l'oeuf !"

 

Arrive le canard, venant de Barbarie.

"M'aurait on oublié, moi qui suis à la page?

Moi qui cancane, qui médis, qui encense ou trahis,

Et pour ma renommée, qui mets mon foie en gage."

 

Alors que l'on caquette, qu'on glousse et que l'on piaille,

Le maître de céans, en quête d'un repas,

S'empare de la poule, du coq sur sa paille,

Et du canard boiteux qui ne s'en remet pas.

 

Du chapon prétentieux il fît un coq au vin.

Sans égards pour son oeuf, il mît la poule au pot,

Le canard, d'une plume, parapha son destin,

Mijotant, dans l'orange, son éternel repos.

                                                            G.K

                                                

 

© 2009