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Jeux télé
Parcequ' il répondit juste, à de sottes questions, Un homme, à la télé, empocha des millions. Si le savoir fût mince, le gain fût important, Donnant prétexte, au sieur, de se croire savant.
Car il en est ainsi, dans maintes sociétés, D'attribuer à l'or, bien des facilités. L'imbécile fortuné devient un érudit: Pour cela il suffit qu'on y mette le prix !
Du jour au lendemain, ce quidam falot, Se vit attribuer un semblant de cerveau Par le fait, dérisoire, d'avoir deviné, Qu'au milieu d'un visage, se situait un nez...
La foule, subjuguée par tant de connaissance, Ovationna l'élu avec reconnaissance. Pris dans le tourbillon d'une gloire passagère, Ce dernier adopta une réserve éphémère,
On ne prête qu'aux riches, cela est bien connu. Dés le chèque empoché, notre illustre inconnu Gonfla de la cervelle d'une telle façon, Qu'il sut différencier un bonnet d'un caleçon.
La presse l'encensa, lui fît ses couvertures, Il devînt en un jour le pape des cultures, On lui prêta d'office, grâce à la fée fortune, Tous les talents du monde, et par dessus, la lune !
Cela dura autant que dura la richesse : Souvent aprés la pluie,arrive la sécheresse. Ruiné, notre homme appris, que rien n'est plus fragile, Qu'une gloire accordée à titre d'imbécile.
G.K
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| © 2008 |