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L'âne et le mouton.
Dans un champs que limite une haie d'épineux, Un âne au cuir pelé et un mouton laineux, Dissertent de concert sur la meilleure façon, D'obtenir des largesse de leur commun patron.
Prétentieux, le baudet veut en faire son affaire. Pour obtenir, dit il, il me suffit de braire. Le mouton, quant à lui, que le combat chagrine, Comme à son habitude, préfère courber l'échine.
Arrive le paysan et le labeur commence. Sur l'âne il amoncelle des sacs de semence. L'animal se rebiffe, veut montrer au mouton Qu'il ne craint point d'avoir à subir le bâton.
Alors il rue, il braie, il tire sur sa corde, Entre le maître et lui s'installe la discorde. Le sabot est vengeur et le braiment furieux, L'animal est têtu, il se veut victorieux.
L'homme laisse passer l'orage, il connait la pratique. Dans sa main la plus sûre il maintient une trique. Dans l'autre, la plus fragile, il cache une carotte, Qui constitue, pour l'âne, la principale marotte.
Il faut punir l'affront et mater la révolte: Ce sont dix coups de trique que la bête récolte, La leçon doit servir et elle doit être claire: Jamais, contre le maître, le bourricot doit braire!
Meurtri et résigné, l'âne accepte la charge. Des sacs de semence et du poids de l'outrage. Pour le récompenser de cette vie de misère, Le maître le gratifie de la plante potagère.
Dans son coin le mouton, se dit que d'être lâche, Facilite souvent les rapports dans la tâche. Se faire tondre aprés tout n'est pas bien difficile Il suffit d'approuver et de rester docile. G.K
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