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Vive le progrés !

 

                Vive le progrés !          

 

 

Oyez! Oyez! Braves gens, le bal a commencé:

Nous avons entamé la valse du progrés,

Farandole infernale ou salsa du démon,

L'Orchestre virtuel nous fait tourner en rond.

 

Souriez, Big Brother constitue son album.

Il crée, à sa façon, le grand musée de l'homme

Où chacun d'entre nous sera étiqueté,

Dans un espace restreint qui se veut liberté.

 

Les puces ne sont pas lentes à nous coloniser

Et il ne sert à rien de vouloir se gratter,

Elles sont indestructibles et  igorent le trépas,

Nous allons regretter, les puces de nos chats !

 

Hosanna! Hosanna! Les ondes nous cajolent,

Brouillant nos sensations quand nos cerveaux s'affolent,

Cachées dans nos portables, elles guettent l'occasion,

De squatter, en sourdine, nos pauvres pavillons !

 

Soyez émerveillés, le mico-ondes est là.

En moins de trois secondes il vous cuit un repas,

Le temps de regarder l'aiguille sur la pendule,

Il a déjà changé toutes nos molécules !

 

Ne pas être victime, à ce voeu on s'aggrippe,

Car la vache perd la boule et la poule a la grippe,

L'agneau  a la tremblote et le goret la peste,

Plus qu'à gober les mouches, c'est tout ce qu'il nous reste !

 

Alors on nous surine de manger des légumes,

Des tomates sans goût, des fruits et des agrumes,

Ce sont plus des repas, ce sont des homicides ! 

Malgré tout, souhaitons nous, un bon appé-sticide !

 

Heureusement il y a le maïs transgénique,

Son pop-corn améliore les règles génétiques,

Une cure, d'un épi, à jeun, chaque matin,

Et l'on dira de vous que vous avez un grain !

 

Heureux sont nos aïeux, qui n'ont pas pu connaître,

Ces prairies irradiées où nos troupeaux vont paître,

Ces rivières polluées, charriant des poissons morts,

Vers des mers vague à l'âme, quant à leur triste sort 

 

A vouloir aller vite, à vouloir aller loin, 

Nous ne percevons plus la beauté du chemin;

Nous ne sommes pas partis, que l'arrivée est là,

Sur le plaisir de vivre, le progrés prend le pas .

                                                             G.K

                                                               

© 2009